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Jean-Pierre Azais, SCOP ORQUE et représentant de la CGSCOP à l’USGERES (Union des Syndicats et Groupements d’Employeurs Représentatifs dans l’Economie Sociale)

lundi 12 novembre 2007, par Julie Rimbert

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Etre une entreprise responsable et s’inscrire dans l’économie solidaire, est-ce un concept réalisable dans notre économie capitaliste ?

Oui ! Evidemment, ces entreprises ne peuvent adhérer aux principes de l’ économie capitaliste. Pourtant, elles connaissent un fort développement depuis quelques temps. En réalité, elles ne sont pas dans une situation de lutte mais de survie dans l’économie capitaliste (comme toute entreprise, d’ailleurs). Pour moi, le terme « entreprise solidaire » est erroné : je préfère parler d’initiatives solidaires et d’entreprises sociales. Il faut noter qu’il y a deux types d’économie dans notre société : une économie financière de plus en plus artificielle et une autre économie, celle des hommes et des femmes. Le plus difficile pour les entreprises sociales, c’est de se faire connaître et de communiquer sur leurs activités. Si nous arrivons à les faire connaître, ces nouvelles formes d’entreprises pourraient séduire le grand public.

Y a-t-il des secteurs d’activités plus adaptés à ces nouvelles formes d’entreprises ?

Non, ce modèle d’entreprise peut s’appliquer à tous les secteurs. Ce d’autant que notre économie tend à glisser de plus en plus vers une économie des services. Je pense qu’à long terme ce modèle d’entreprise va s’imposer dans l’économie. Beaucoup de Scop sont actuellement aussi performantes que bien des entreprises de forme classique. Ces nouvelles entreprises sont en pleine construction d’une nouvelle économie. Les atouts des entreprises sociales demeurent dans leur souplesse, leur réactivité et leur capacité à la création.

Quelle place occupe l’économie solidaire en Midi-Pyrénées ?

La région est très active dans ce domaine : son potentiel est particulièrement important et elle s’ouvre de plus en plus au public. Cependant, l’économie solidaire en Midi-Pyrénées souffre peut-être d’un excès d’activités ; d’un dynamisme trop désordonné. Le plus dur actuellement pour elle, c’est d’avoir un message unifié, clair et compréhensible pour le plus grand nombre. Cette ouverture démontre que l’économie sociale et solidaire a encore de beaux jours devant elle.

Propos recueillis par Julie Rimbert


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